Festival de la créativité des femmes
Rétrospective du 8 mars 2025 à Goussainville
La journée internationale des droits des femmes
Le 8 mars est la journée internationale des droits des femmes, reconnue par l’ONU depuis 1977. D’autres pays l’appellent simplement “Journée de la femme”, une journée entière de célébrations, mais ce serait oublier le combat des femmes du monde entier pour faire respecter leurs droits : le droit de dépenser leur argent sans l’autorisation d’un homme de la famille, le droit d’avorter, le droit à l’égalité ou encore le droit de vote. Chaque année, un thème est choisi. Ainsi, en 2025, il s’agit du mot d’ordre : « Pour TOUTES les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation ».
Cette journée trouve ses origines au XXe siècle en Europe et aux États-Unis, alors que les femmes manifestaient pour l’égalité des droits, de meilleures conditions de travail et le droit de vote.
Ce 8 mars 2025, entre 48 000 et 120 000 manifestantes et manifestants se sont déplacé·e·s dans les rues de Paris pour les droits des femmes.
Le Festival de la Créativité des femmes, un festival 100% créatrices et entrepreneuses
Cette année 2025, la ville de Goussainville a organisé une semaine entièrement dédiée aux femmes, clôturée par le Festival de la Créativité des femmes qui regroupait artistes, créatrices, tatoueuses, danseuses, chanteuses et entrepreneuses en tout genre !
Les Éditions d’Est en Ouest ont participé à la première édition de ce festival : une maison d’édition créée en 2015 par Isabelle Legrand Nishikawa alors qu’elle vivait à Kyôto.
Sa fille, Sarah, suit les traces de sa mère, entrepreneuse à seulement dix ans, en animant pour l’occasion deux ateliers de création de marque-pages en origami sur du papier washi. Cœur, papillon, coccinelle, renard… plein de formes et de couleurs au rendez-vous ! Ses marque-pages en coin étaient en vente sur notre stand.










Les femmes dans le monde de l’édition
Les inégalités professionnelles persistent toujours dans certains métiers de la chaîne du livre, malgré la signature d’un accord de branche sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en janvier 2013 qui proposait des actions concrètes contre les inégalités. Depuis, un rapport social de branche* doit être établi chaque année pour assurer l’égalité et la mixité professionnelles et pallier les inégalités persistantes en déterminant des solutions.
*Un rapport de branche est un document qui dresse un portrait national des entreprises, de l’emploi et de la formation professionnelle d’une branche professionnelle, ici du domaine de l’édition.
Aujourd’hui comme hier, les femmes sont très minoritaires au poste de direction générale de maison d’édition ou de groupe éditorial majeur. Au sein des commissions du Centre national du livre (CNL) qui étudient les demandes d’aides, la part des femmes est en baisse. Les évolutions, dans un sens comme dans l’autre, restent mitigées : alors que des commissions spécialisées ont vu leur part de femmes augmenter entre 2022 et 2023, d’autres connaissent la même baisse qu’au CNL.
Pourtant, les femmes sont majoritaires dans le secteur éditorial. D’après le rapport social de branche 2024 publié par le Syndicat National de l’Édition (SNE), près de 73,01% des salarié·e·s de l’édition en France étaient des femmes en 2023. En ce qui concerne le métier de traductrice, les femmes représentaient 73% du métier selon l’édition 2024 de l’Observatoire de l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication. En 2021, il rapportait que 81% des bibliothécaires étaient des femmes.
Il existe également une inégalité en ce qui concerne la représentation des autrices dans les articles, les prix littéraires et les émissions télévisées, mais aussi dans l’horizon littéraire en général.
Le monde éditorial s’efforce donc d’évoluer avec son temps et se donne des moyens pour pallier des inégalités résistantes dans le milieu.
Les femmes dans notre catalogue
- Les autrices
Ruriko KISHIDA, autrice du polar Requiem à huis clos et du recueil de nouvelles Des biscuits sans saveur.
Femme libre et indépendante, Ruriko met en scène des femmes souvent tourmentées, qui n’hésitent pas à se faire justice elles-mêmes.
Seiko TANABE, autrice de deux recueils de nouvelles : Sentimental Journey et Josée, le tigre et les poissons.
Femme de lettres de l’après-guerre, Seiko a donné une voix aux femmes d’Osaka sur des sujets sociétaux : amour, famille, travail. Avec beaucoup d’humour et de finesse, elle distille un féminisme raisonné dans ses nouvelles.
- L’illustratrice
Masako MASUKAWA, illustratrice de deux œuvres jeunesse : Arun, la fée des saisons et Nen’ne, Ma couette en coton de soie (en collaboration avec la Japan Floss Association).
Avec un style empli de douceur et de magie, pareil à un rêve éveillé, les aquarelles de Masako nous transportent dans un monde enchanté.
- Les traductrices
Myriam DARTOIS-AKO, traductrice de Requiem à huis clos de Ruriko KISHIDA, avec plus d’une trentaine de titre à son catalogue, notamment de l’autrice Ito OGAWA.
Myriam est également la directrice du Bureau des Copyrights Français au Japon.
Alice HUREAU, traductrice des polars de Yasumi KOBAYASHI : Le Meurtre d’Alice et Le Meurtre de Clara. Elle a aussi traduit le recueil Des biscuits sans saveurs de Ruriko KISHIDA.
Alice a commencé sa carrière aux Éditions d’Est en Ouest et a multiplié les traductions dans différents genres : romans, albums, théâtre. Elle compte aujourd’hui un peu moins d’une trentaine de titres, notamment les traductions de Michiko AOYAMA.
Annick LAURENT, traductrice de Whiteout de Yuichi SHIMPO, avec Maiko FUJIMOTO.
Janina TOMIMOTO, traductrice des œuvres de Tanabe Seiko : Sentimental Journey et Josée, le tigre et les poissons.
Anne-Claire LEROUX, traductrice de nos deux œuvres jeunesse signées Masako MASUKAWA : Arun, la fée des saisons et Nen’ne, Ma couette en coton de soie (en collaboration avec la Japan Floss Association).
Anne-Claire signe ici ses premières traductions, qui l’ont propulsée ensuite vers d’autres missions de traduction.
Quelques maisons d’édition françaises créées par des femmes
Les Éditions de la Reine Blanche sont une maison d’édition indépendante d’Île-de-France créée en 2016 par Isabelle Taillandier. La maison se spécialise dans l’édition de nouvelles et de récits courts. Elle fait partie de l’association Allons aux nouvelles aux côtés des Éditions d’Est en Ouest, des Éditions du Jasmin et des Éditions Inédits.




Le Héron d’Argent est une maison d’édition indépendante française fondée en 2014 par Vanessa Callico, qui publie des beaux livres, des livres jeunesse et des romans. Vous retrouverez certains de leurs ouvrages sur notre stand.





Les Éditions Héloïse d’Ormesson est une maison d’édition parisienne qui appartient aujourd’hui au groupe Editis. Elle tient son nom de sa fondatrice, Héloïse d’Ormesson, qui l’a fondée en 2004 avec son conjoint. Elle publie de la fiction française, étrangère et de la non-fiction. C’est dans cette maison d’édition que notre éditrice a réalisé un stage.





Les Éditions Des femmes ont été fondées en 1973 par Antoinette Fouque. Sa ligne éditoriale : des œuvres par des femmes, sur les femmes ou pour les femmes centrées sur les problématiques liées à l’émancipation des femmes, la création et la réflexion féminines.





Conséquences Éditions est une toute jeune maison d’édition spécialisée dans les littératures de l’imaginaire, fondée en janvier 2025 par les éditrices Gaëlle Giroulet et Zoé Laboret.





Sources
https://www.education.gouv.fr/journee-internationale-des-droits-des-femmes-11900
https://www.sne.fr/social/egalite-femmes-hommes/ *
https://www.sne.fr/social/rapport-social-de-branche/
https://www.desfemmes.fr/historique/
https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9lo%C3%AFse_d%27Ormesson
https://actualitte.com/article/110735/auteurs/l-edition-a-beau-se-feminiser-les-inegalites-demeurent
https://fill-livrelecture.org/egalite-femmes-hommes-dans-la-filiere-du-livre/compter-pour-legalite/