Natsuki IKEZAWA
L'auteur
Natsuki Ikezawa est un romancier, poète, essayiste et traducteur.
Né en 1945 à Obihiro, sur l’île d’Hokkaidô, il étudie la physique à l’Université de Saitama. Son intérêt pour la littérature lui vient de sa mère, Akiko Harajô, poétesse. Son père, Takehiko Fukunaga, est écrivain et traducteur, notamment de Baudelaire et Sartre.
Ikezawa commence par écrire des poèmes et des critiques littéraires. Son premier recueil de poèmes, Shio no michi (« La route du sel », non traduit en français) sort en 1978. Il traduit en japonais des auteurs anglophones comme Jack Kerouac, Kurt Vonnegut, E. M. Forster, mais aussi des poètes grecs contemporains, et des auteurs français comme Antoine de Saint-Exupéry.
Il vit trois ans en Grèce, avant de s’installer à Okinawa. Son premier roman, Natsu no asa no seisōken (« La Stratosphère des matins d’été », non traduit en français), est publié en 1984. Il séjourne ensuite en France, à Fontainebleau. Il voyage en Irak avec Seiichi Motohashi, photographe. Ensemble, ils publient un livre accessible en ligne, Iraku no chiisana hashi wo watatte (Sur un petit pont en Irak). Il retourne finalement s’installer sur son île natale, Hokkaidô, à Sapporo.
Quelques prix et distinctions
– Avec Still Life, roman publié en 1987 (La Vie immobile, éditions Philippe Picquier, 1995), il obtient le prestigieux Prix Akutagawa, ainsi que le prix Chûô-kôron des jeunes romanciers.
– En 1993, il obtient le Prix Tanizaki pour Mashiasu giri no shikkyaku (« La chute de Mathias Giri », non traduit en français).
– Il est membre depuis 2012 de l’Académie japonaise des arts (Nihon Geijutsuin).
– Il reçoit en 2021 l’Ordre des Arts et des Lettres, qui récompense « les personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde ».
Aux Éditions d'Est en Ouest
Son roman Atomic Box, paru au Japon en 2014 chez Mai-nichi Shinbun-sha, est publié dans notre collection Polar, dans une traduction de Jacques Lalloz.