Editions d'Est en Ouest - littérature japonaise

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Requiem à huis clos

Un roman de la collection Polar

D’inquiétantes disparitions dans une pièce close de l’intérieur ? Un étrange tableau en lienavec un mari évaporé ?
Qu’est-ce que l’artiste peintre a bien pu vouloir représenter ? Pourquoi prétend-elle ne pas connaître cet homme envolé des années plus tôt ?
Dans ce délicieux roman, les questions s’accumulent mais les réponses sont bien différentes de ce que l’on s’imagine…

L'auteur

Ruriko Kishida est née à Kyoto en 1961. C’est à l’âge de 13 ans qu’elle s’installe à Paris avec son père, chercheur. Elle est diplômée de la faculté des sciences de Paris VII. Requiem à huis clos est son premier roman, et remporte en 2004 le prix Ayukawa Testuya, qui récompense tous les ans depuis 1990 un jeune auteur de littérature policière japonaise, ce qui lui permet d’éditer son livre. Dans la même veine policière et suspens, Ruriko Kishida écrit Des biscuits sans saveurs, également publié par les éditions d’Est en Ouest, et Paris shôkôgun ai to satsujin no reshipi ou Le syndrôme Paris : recettes d’amour et de meurtre, qui n’a pas encore été traduit en français.

Résumé du livre

A l’occasion de l’exposition d’une ancienne connaissance d’université devenue une artiste reconnue, Asami va retrouver ses anciens amis de la faculté d’art accompagnéede son amie de lycée Yûka. Celle-ci est choquée devant une des toiles de l’artiste peintre et l’accuse alors de cacherson mari, disparu cinq ans plus tôt dans des circonstances mystérieuses. En effet, le corps n’a pas été retrouvé, alors que toutes les issues étaient fermées de l’intérieur. Étrangement, cette histoire refait surface et de nouveaux cas de meurtres à huis clos font leur apparition parmi les anciens amis qu’Asami vient tout juste de retrouver… Et si ces différentes affaires avaient un lien ? A l’occasion de l’exposition d’une ancienne connaissance d’université devenue une artiste reconnue, Asami va retrouver ses anciens amis de la faculté d’art accompagnéede son amie de lycée Yûka. Celle-ci est choquée devant une des toiles de l’artiste peintre et l’accuse alors de cacherson mari, disparu cinq ans plus tôt dans des circonstances mystérieuses. En effet, le corps n’a pas été retrouvé, alors que toutes les issues étaient fermées de l’intérieur. Étrangement, cette histoire refait surface et de nouveaux cas de meurtres à huis clos font leur apparition parmi les anciens amis qu’Asami vient tout juste de retrouver… Et si ces différentes affaires avaient un lien ? 

Mon avis

Nous faisons ici la rencontre de personnages très attachants et à la sensibilité particulière, notamment dans leur rapport à l’art. Dans cette intrigue le suspens est palpable, surtout versla fin du roman, et la chute, très originale, laisse le lecteur agréablement surpris et penseur après avoir fermé le livre. Asami, toujours prête à porter secours à ces anciens amis ou simples connaissances, fait preuve de beaucoup de courage face aux meurtres à répétition dans son entourage proche. En ceci elle s’accorde très bien avec le personnage de Yukino, une jeune fille émotionnellement malmenée par sa mère mais aussi très douée pour résoudre des énigmes, déterminée, et sur laquelle on peut compter.

Le personnage de Shinnosuke est très intrigant jusqu’aux toutes dernières pages et sasensibilité singulière ainsi que son mutisme font de lui un personnage hors normes dont on aenvie de percer les secrets.

Le style est vraiment très agréable à lire, on ne voit pas les pages défiler ! Et pourtant, le mystère autour de l’identité du meurtrier ainsi que sur ses méthodes reste entier, et s’épaissit même… Aucun indice n’est laissé à la portée des lecteurs jusqu’aux derniers chapitres, si bien qu’on ne peut s’empêcher de se questionner et de suspecter plusieurs personnages, sans savoir qui croire. Le dénouement est bien amené et l’autrice nous fait ressentir une bonne dose d’angoisse avant les révélations finales !

Le fait que l’histoire soit fortement liée au domaine de l’art est vraiment intéressant et nous apporte des points de vue qui sortent de l’ordinaire sur différentes notions comme la vie, les sentiments, les relations familiales et les relations de couple ou le passage de l’amour à la haine.

Dans une certaine mesure, on évoque aussi dans ce roman – comme dans le recueil de nouvelles Des biscuits sans saveur d’ailleurs – les différences culturelles qui existent entre la France et le Japon, et on en apprend un peu plus sur la vie à la japonaise. On peut rattacher cet aspect du livre à la vie personnelle de l’autrice, partagée entre Kyoto et Paris.

C’est une œuvre qui ne peut pas laisser le lecteur indifférent de par ses thématiques, l’évolution de son intrigue, ses personnages ou la particularité des meurtres commis. Les relations à la mort et aux êtres aimés dépeintes dans ce roman sont aussi intéressantes. Requiem à huis clos a de quoi plaire aux grands fans de littérature policière comme au débutants dans ce genre littéraire.

Alors à votre tour de plonger dans cette histoire déroutante mais passionnante !

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