Description
Le Meurtre de Clara
(disponible en ebook ici)
de Yasumi KOBAYASHI , traduit par Alice HUREAU
Ken Imori, qui prend les traits de Bill le lézard dans le monde onirique, se retrouve face à une nouvelle énigme : qui est Clara, cette nouvelle étudiante qui semble le connaître ? Et pourquoi est-elle menacée ? Lettres anonymes, accident de voiture, pièges, disparitions, faux-semblants… Bill sera-t-il à la hauteur de cette nouvelle aventure ou y laissera-t-il sa tête ?
Après le monde fou des Merveilles de Lewis Carroll du Meurtre d’Alice, Yasumi KOBAYASHI plante le décor d’un monde où les personnages sont manipulés comme des robots : des êtres mi-mécaniques, mi-enchantés sont mêlés au mystère de Clara : poupées, souris, automates… Les personnages des contes romantiques hoffmanniens sont repris avec précision, de Casse-Noisette à Madame de Scudéry. Le marchand de sable effrayant et le personnage du savant fou semblent avoir inspiré l’auteur, qui réserve à Bill d’autres tourments que son ignorance de lézard amnésique.



Tsuki –
Ca fait plaisir de retrouver certains personnages du Meurtre d’Alice et surtout Bill le lézard ! Ce tome traite l’enquête dans le monde Hoffmann avec sérieux contrairement au premier donc c’est intéressant de voir une autre manière de traiter l’histoire par l’auteur.
Jérémie Eiselé –
Suite du Meurtre d’Alice, on transpose un des personnages d’Alice au Pays des Merveilles dans le monde des contes d’Hoffmann. On aurait pu craindre une redite du premier roman, mais il en est rien. Seule l’alternance des mondes est gardée, l’intrigue et le déroulement du roman lui étant propre.
On se laisse happé par ce polar que l’on dévore pour en connaître le dénouement. Mention spéciale au dernier chapitre qui sonne un rappel au premier roman d’une manière que j’apprécie beaucoup !
J’espère que les deux suites de cette série « Meurtres dans les contes » (Le Meurtre de Dorothy et Le Meurtre de la Fée Clochette) pourront être éditées, car l’envie de continuer à lire cette série est grande !
Myfanwi –
Hello, hello !
Nouvelle chronique de service presse avec Le Meurtre de Clara de Yasumi Kobayashi, qui est la suite de Le Meurtre d’Alice, chroniqué plus tôt cette année. Les deux tomes peuvent être lus séparément, même si quelques petites références font le lien entre les deux œuvres.
Bill le Lézard quitte accidentellement le Pays des Merveilles et atterrit dans le monde d’Hoffman. Là-bas, il y rencontre Klara, qui disparaît rapidement dans de mystérieuses circonstances. Bill, malgré son esprit limité, est nommé enquêteur, et va devoir une nouvelle fois compter sur Imori, son avatar sur Terre, pour l’aider à comprendre ce qui a bien pu se passer. Ce serait définitivement plus facile si Imori n’arrêtait pas de mourir, cela dit.
Après l’univers de Lewis Carroll, c’est donc celui d’Ernst Theodor Amadeus Hoffmann que l’on retrouve dans ce second volet. J’ai trouvé le pari risqué, car c’est un auteur qui est un peu tombé dans l’oubli, même si certains de ses personnages sont tombés dans notre folklore, notamment le marchand de sable pu Casse-Noisette ! Je recommande d’ailleurs d’aller découvrir ses œuvres, c’est très sympa. C’est un auteur que j’ai découvert en master de littérature de jeunesse, et j’avoue que sans ça, j’aurais été un peu perdue avec tout ce qui se passe dans ce récit.
Le texte reprend la même trame narrative que le précédent : deux mondes, deux meurtres, un coupable à démasquer, mais où ? L’enquête se passe à la fois dans les yeux de Bill le Lézard, personnage tiré du monde d’Alice au pays des merveilles, et d’Imori, un peu plus âgé que dans le précédent tome, et qui fait de son mieux pour démêler le vrai du faux.
L’intrigue est un peu plus terre à terre que la précédente, avec un peu moins d’accent porté sur le merveilleux, et plus sur la science. On y parle de robots, de clones, d’ouvrir des crânes… Et surtout de vrais et de faux personnages, dans les deux mondes, ce qui a fini par un peu me perdre. Il y a beaucoup plus de personnages que dans le premier opus, et j’avoue que sur la fin, j’ai eu du mal à comprendre qui était qui, et donc les révélations finales ne m’ont pas plus marquée que ça.
De manière générale, je trouve qu’on a atteint un peu les limites de ce format. On sent déjà que la séparation entre les mondes posait quelques problèmes au début de l’intrigue, mais sur la fin, ça devient complètement un casse-tête. Si le côté absurde fonctionnait très bien avec le monde de Lewis Carroll, j’ai trouvé ici qu’il apportait une trop grande distanciation avec le récit et un certain décalage, alors que les thèmes du texte sont plus posés et matures ici. Ça ne fonctionne pas très bien avec les personnages d’Hoffman, mais c’est aussi peut-être parce que j’ai eu beaucoup moins d’attachement et de familiarité avec ces personnages qu’avec ceux d’Alice au Pays des Merveilles, que je connais beaucoup mieux.
Je pense néanmoins que c’est une excellente réécriture et toujours un aussi bel hommage à la littérature jeunesse. C’est un texte qui prend des risques, et même si ça ne prend pas à chaque fois, ça vaut le coup d’être mentionné !
Je suis curieuse de découvrir l’auteur sur d’autres registres, et je vous recommande grandement la lecture des deux romans, c’est très sympa.