Richard COLLASSE
Né en 1953, Richard Collasse est un romancier, essayiste et homme d’affaires français passionné par le Japon. L’ayant découvert à l’âge de dix-sept ans, il y a vécu plus de cinquante ans. Évoluant constamment entre les deux mondes, il parle couramment le japonais.
Après une formation à Harvard et à l’Inalco, il entreprend une carrière dans l’industrie du luxe au Japon. Richard Collasse a notamment dirigé la branche japonaise des groupes Givenchy et Chanel, avant de devenir PDG de Chanel K.K, filiale japonaise du groupe. En tant que président de la Chambre de commerce et d’industrie française du Japon, et de l’European Business Council, il a contribué au développement des relations commerciales entre le Japon et l’Union européenne. À ce jour, il est le président de la société Tasaki, spécialisée dans la culture des perles.
En parallèle de sa carrière dans l’industrie du luxe, Richard Collasse se lance dans l’écriture de romans librement inspirés de son expérience au Japon. Son premier roman, La Trace, rencontre un franc succès, tout comme ses romans suivants, Saya, L’océan dans la rizière, Seppuku, Le pavillon de thé. En 2023, son Dictionnaire amoureux du Japon (2021) reparaît dans une édition illustrée sous le titre Dictionnaire amoureux illustré du Japon. Sa dernière œuvre à ce jour, Errances dans le Japon mystique, est parue en avril 2025.
Quelques prix et distinctions :
- – Chevalier de la Légion d’honneur (2006)
- – Ordre du Soleil levant (2008)
- – Prix Culture et Bibliothèques pour tous pour son roman Saya (2010)
- – Officier de l’Ordre national du Mérite (2014)
Aux Éditions d’Est en Ouest
Richard Collasse est le préfacier et postfacier du roman Le destin de Tsukie, de Toshirô Fujimoto, paru en 2021 au Japon aux éditions Shôgakukan, et publié dans notre collection Pas à pas, dans une traduction de Jacques Lalloz.
Dans sa préface, Richard Collasse revient sur sa rencontre avec l’auteur et son œuvre. Il parle de leur première entrevue comme d’un moment insolite, partagé entre une certaine admiration et une surprise manifeste à l’égard du psychiatre et auteur. Son roman, quant à lui, s’enrichit de ces deux aspects pour restituer de manière juste et vibrante la réalité des geishas, geikos et maiko de l’ère d’Edo. Parmi elles, Tsukie, une jeune maiko, s’interroge sur son avenir incertain, oscillant entre la maison de thé de sa mère, qu’elle est destinée à reprendre lorsqu’elle deviendra une geisha, et son désir d’étudier la médecine aux côté de son mentor, Gensai.
Richard Collasse prolonge dans sa préface les questionnements du roman et propose une réflexion autour du destin et de la manière dont le peuple japonais est, à son sens, confronté à la fatalité. Cette fatalité est, selon lui, celle des nombreuses catastrophes naturelles qui s’abattent sur l’archipel. Richard Collasse établit, un lien entre cette fatalité et l’apparition, dans la culture japonaise, de créatures parfois malfaisantes, souvent animales ou hybrides, tenues responsables de ces phénomènes. Dans la postface, il détaille quelques-unes de ces créatures, aussi présentes dans l’œuvre de Toshirô Fujimoto, qu’il vous invite à découvrir.
L’illustration de couverture a été réalisé par Masako Masukawa